Courses et distances

Quand commencer à préparer ta course

La plupart des plans échouent avant la première séance, parce que le bloc a démarré trop tard et que tout a dû être comprimé. Compter à rebours depuis la date est la chose la plus ennuyeuse et la plus utile que tu feras.

Mis à jour 28 octobre 2026 · 4 sources

Compter à rebours

ObjectifDepuis une pratique régulièreEn construisant aussi le socle
10 km8 à 12 semainesAjoute 6 à 8 semaines
Semi-marathon10 à 16 semainesAjoute 8 à 10 semaines
Marathon12 à 20 semainesAjoute 10 à 12 semaines
Trail, 20 à 55 km12 à 18 semainesAjoute 8 à 12 semaines
Trail, 70 km et plus16 à 24 semainesAjoute 12 semaines ou plus

Ce sont des conventions, et on le dit. Aucune étude n’a comparé les longueurs de plan entre elles.

Ce que les preuves soutiennent : la dernière ligne droite doit être un affûtage 1. Et c’est la vitesse à laquelle tu ajoutes du volume qui porte le risque 23.

Quoi faire avant le début du bloc

Les semaines qui précèdent un plan sont l’endroit le moins cher pour t’offrir un meilleur bloc.

  • Deviens régulier avant de devenir sérieux. Trois à cinq footings par semaine pendant un mois valent mieux qu’une première semaine héroïque.
  • Règle la gêne qui traîne. Ce que tu ignores depuis un moment ne survivra pas à douze semaines de montée en charge.
  • Trouve tes vraies allures. Pas celles que tu aimerais. Un plan écrit sur des chiffres rêvés s’effondre en semaine quatre.
  • Inscris-toi. Une ambition qui n’est pas sur un calendrier devient doucement l’année prochaine.

Le caser dans la vie que tu as déjà

Le plan que tu termines vaut mieux que le plan optimal.

Décide avant le bloc combien de jours par semaine tu peux vraiment courir. Construis le plan sur ce chiffre, pas sur celui que tu voudrais.

Quatre jours de course avec deux vraies séances, tenus seize semaines : ça mène plus loin que six jours tentés cinq semaines puis abandonnés.

Pareil pour les imprévus. Un déplacement, un gros rhume, un mois chargé au travail : c’est normal. Un bloc incapable de les absorber était mal construit. Et tu perds ta forme bien plus lentement que tu ne le crains : une semaine sautée n’est pas un cycle perdu 4.

Comment on s’y prend

Chaque plan part de la date de ta course et remonte le temps.

Le nombre de jours d’entraînement vient de toi, pas d’un modèle. Là où les preuves sont minces — longueur du plan, distance de la sortie longue, vitesse de montée en charge — on utilise des conventions. Et on le dit, plutôt que de faire passer une convention pour un résultat.

Chaque page de course du site affiche la date et remonte jusqu’à la semaine où un bloc devrait commencer.

Les questions qu’on nous pose vraiment

Il me reste huit semaines avant mon marathon. Je fais quoi ?
Change d’objectif plutôt que de comprimer le plan. Huit semaines peuvent amener un coureur régulier à une arrivée confortable. Elles ne peuvent pas bâtir sereinement un objectif chrono depuis un socle faible.
Je peux raccourcir l’affûtage pour caser plus d’entraînement ?
Tu peux, et ça coûte en général plus que ça ne rapporte. Moins de volume à intensité égale produit un gain mesurable {{bosquet2007}}. Les séances que tu ajouterais à la place, non.
Et si je saute deux semaines au milieu ?
Reprends là où en est le plan, pas là où tu l’as laissé, et attends-toi à une semaine rouillée. Sur cette durée, les pertes sont faibles {{mujika2000a}}.
Combien de jours par semaine je dois courir ?
Assez pour être régulier, et ça dépend de chacun. Ce qui compte davantage, c’est que le plan ait été construit pour ce nombre plutôt que rétréci depuis un plus grand.

Références

Chaque chiffre ci-dessus s’appuie sur l’une de ces études. L’auteur et l’année suffisent à la retrouver.

  1. Bosquet (2007)
  2. Nielsen RØ (2014)
  3. Buist (2008)
  4. Mujika (2000)

Ta course est dans ton agenda. Ton plan devrait l’être aussi.

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