Un traileur sur une crête herbeuse au-dessus d’une mer de nuages

Plan d’entraînement trail

Le trail demande plus que de la distance : montée, descente, terrain et temps d’effort. Ton plan travaille les quatre.

Quel que soit ton point de départ

  • Premier trail — apprivoiser le terrain
  • Ultra, 50 km et plus — temps d’effort et ravitaillement
  • Course en montagne — dénivelé positif et descentes

Durée du plan

12 à 24 semaines, selon la distance et le dénivelé.

Exemple
Semaine 7 sur 21
  • lunRepos
  • marMontées au train2 × 12 min65 min
  • merRepos
  • jeuFooting vallonnéenviron 60 m D+70 min
  • venRepos
  • samFooting75 min
  • dimSortie longue vallonnéeenviron 580 m D+100 min
Total de la semaine5 h 10

Exemple produit par notre moteur pour un profil type ; ton plan dépend de tes réponses.

Les séances qui comptent

Les côtes

De la force et de la puissance pour les montées, sans les impacts du fractionné sur le plat.

Les sorties longues enchaînées

Deux longues journées d’affilée pour travailler l’endurance sur jambes fatiguées.

Les descentes

Travaillées volontairement, pour que tes jambes répondent encore dans le dernier tiers de la course.

Pour qui, et ce qu’il faut avant de commencer

Ce plan d’entraînement trail s’adresse à toi si tu cours déjà et que tu vises une course nature. Du trail court de deux heures à l’ultra, le principe reste le même.

Le point de départ, c’est ce que tu cours aujourd’hui, pas ce que tu voudrais courir. Chez Eleonis, les deux premières semaines sont des semaines d’entrée : 75 %, puis 87,5 % de ton volume habituel déclaré.

La première semaine normale repart ensuite de ce volume déclaré, à 10 % près. Si tu débutes, si tu reprends ou si tu as une douleur, le départ est plus prudent.

Cette prudence a une raison. Une méta-analyse de 13 études l’a chiffré. Les coureurs novices y comptaient 17,8 blessures pour 1 000 heures de course, contre 7,7 chez les coureurs réguliers.

Notre moteur ne classe pas les courses par distance, mais par durée estimée. Un 30 km plat et un 30 km très vallonné ne demandent pas la même préparation.

Pour estimer cette durée, on raisonne en kilomètre-effort : la distance, plus le D+ divisé par 100. Un 25 km avec 1 000 m de D+ vaut ainsi 35 km-effort.

Pas besoin de vivre au pied d’un col. Le questionnaire te demande la longueur de la côte que tu as sous la main, et les formats de côtes s’y adaptent.

Durée et structure de la préparation

Ton programme d’entraînement trail part de ta date de course et remonte le temps. Il enchaîne quatre phases : base, développement, spécifique, affûtage.

La charge monte en minutes de course, pas en kilomètres. Chez Eleonis, une semaine normale ne dépasse pas la précédente de plus de 10 %.

Après trois semaines de montée au plus vient une semaine allégée. La charge d’une semaine reste aussi sous 1,3 fois la moyenne des quatre dernières.

Le D+ suit le volume : il grimpe quand la semaine s’allonge, jamais l’inverse. Au pic, notre moteur vise au moins le D+ de ta course sur la semaine.

La descente tient la bride. Aucune sortie ne dépasse 110 % de ta plus grosse descente des 30 derniers jours. C’est elle qui règle, prudemment, la progression du dénivelé.

L’affûtage dépend de la durée de course. Moins de 3 h : une semaine, puis la semaine de course. Au-delà : deux à trois semaines, selon ton profil et tes week-ends chocs.

Selon la durée estimée, ton plan suit l’un de nos trois gabarits de trail :

  • Trail de moins de 3 h : côtes courtes, seuil et VMA courte en base. Une ou deux séances de qualité par semaine, et un test 5 km possible.
  • Trail de 3 à 6 h : côtes longues et montées au train en développement, puis séance mixte et allure course en spécifique.
  • Trail de plus de 6 h : une seule séance de qualité par semaine, et une sortie longue qui prend plus de place dans la semaine.

Les séances clés

Chaque séance de ton plan vient de notre catalogue, avec un but, un format et une récupération. Voici celles que tu croiseras le plus souvent en trail.

  • Côtes courtes : de 6 × 30 s à 8 × 45 s, suivies de quelques sprints de 10 s. Redescente au trot. C’est le travail de force de la base.
  • Côtes courues : le format suit la longueur de ta côte, de 8 × 1 min à 4 × 8 min. La récupération dure au moins une fois et demie la montée.
  • Côtes longues : 4 à 6 × 2 min à un effort de 7 sur 10, pour les trails de 3 h et plus.
  • Montées au train : de 2 × 10 min à 3 × 12 min sur un sentier de 10 à 20 %, quand ta course grimpe beaucoup.
  • Séance mixte : 6 × 40 s de côte, puis 15 min au seuil. Elle arrive en phase spécifique.
  • Descente technique : une consigne placée dans une sortie longue, entre 6 et 9 semaines avant la course, jamais dans les 10 derniers jours.

Allures et repères d’effort

En trail, l’allure au kilomètre trompe. La même vitesse coûte très différemment selon la pente et le sol.

Sur une pente de 45 %, courir ne coûte que 9 % de plus que marcher. Sur le plat, l’écart dépasse le double. Marcher dans une côte raide n’a rien d’un aveu de faiblesse.

Notre moteur n’affiche donc jamais d’allure en côte ni en trail. Les allures tirées d’un chrono ne valent que sur route et sur plat.

La fréquence cardiaque visée en course dépend de la durée estimée. Moins de 1 h 30 : la zone 4, le seuil. De 1 h 30 à 3 h : le haut de la zone 3.

De 3 à 6 h : du haut de la zone 2 au bas de la zone 3. Au-delà de 6 h : la zone 2. Sans FC max connue, tu te fies à l’effort ressenti.

Les bâtons changent peu la dépense : 2 à 2,8 % en moins, et seulement sur les pentes les plus raides. Ils allègent surtout l’effort perçu, de 14 à 18 %.

Comme sur route, l’essentiel se court en facile. Chez les athlètes d’endurance étudiés, environ 80 % des séances restaient à basse intensité.

Les erreurs fréquentes

La plupart des préparations trail ratées le sont pour des raisons simples. Les voici.

  • Juger ta semaine à son kilométrage. Avec beaucoup de D+, dix kilomètres prennent bien plus de temps qu’en ville : ton plan raisonne en minutes.
  • Ajouter du dénivelé d’un coup parce qu’une course approche. Le D+ arrive avec le volume, semaine après semaine.
  • Négliger la descente. En montée, les jambes produisent du travail ; en descente, elles freinent et encaissent. Ce sont deux qualités distinctes à préparer.
  • Vouloir courir toutes les côtes à l’entraînement comme en course. Marcher vite en pente raide est un geste à travailler, pas une défaite.
  • Placer une grosse descente juste avant le départ. Ton plan n’en met aucune dans les 10 derniers jours.
  • Insister malgré une douleur. Arrête la séance si une douleur apparaît ou augmente ; si elle persiste, consulte un professionnel de santé.

Préparer un objectif précis

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Tu paies une fois. Rien ne se renouvelle.

  • Quatre questions : objectif, date de course, niveau, séances par semaine
  • Construit automatiquement selon ton niveau et ton nombre de séances
  • Jusqu’à ta course, 20 semaines au plus ; 8 semaines sans course (jusqu’à 15 si tu commences par de la marche-course)
  • Allures tirées d’un chrono récent, sinon à la sensation d’effort
  • Prêt dès le paiement si tu demandes à commencer tout de suite

Idéal pour démarrer vite avec un cadre simple, payé une fois.

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  • Un plan jusqu’à ton objectif, puis le bloc suivant
  • Mis à jour dès que tu modifies ton profil : objectif, disponibilités, douleur
  • Espace athlète privé et journal de tes séances
  • Au mois ou à l’année, sans engagement

Idéal pour toute une saison, avec un plan qui suit ta situation.

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  • Relu par une personne avant de t’arriver
  • Messages pour ajuster une séance, et un plan qui bouge avec toi
  • Espace athlète privé : plan, repères, messages
  • Nutrition et hydratation incluses : glucides, eau et sodium, heure par heure (Fuel)
  • Stratégie et briefing de course inclus : temps de passage, ravitaillements, scénarios A, B et C (Race)
  • Autant de courses que tu veux dans l’année, sans repayer
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Questions

Faut-il des montagnes près de chez moi ?
Non. On adapte avec des côtes, des escaliers, le tapis incliné et du renforcement musculaire.
Comment gérez-vous le dénivelé ?
En temps et en dénivelé positif, pas seulement en distance. Un kilomètre de trail n’est pas un kilomètre de route.
Vous préparez aussi aux ultras ?
Oui. Sur un ultra, manger et boire décident de la seconde moitié de la course : le plan Fuel fait partie de Complete.
Mon plan change-t-il avec le dénivelé de ma course ?
Oui. Au-delà de 30 m de D+ par kilomètre, des montées au train entrent dans la semaine. À partir de 40 m par kilomètre, côtes longues ou montées au train reviennent au moins une semaine sur deux en spécifique.
Peut-on préparer un trail avec deux sorties par semaine ?
Oui, avec une séance de qualité et une sortie longue. Le week-end choc, lui, demande au moins trois séances par semaine, un trail de 40 km ou plus et un an de course.
Faut-il faire un test chrono en trail ?
Pour un trail de moins de 3 h, un test 5 km peut remplacer un fractionné, une semaine sur 8 au plus. Au-delà de 3 h, pas de test : une course de préparation joue ce rôle.
Comment est estimé mon temps de course ?
À partir de tes chronos et du kilomètre-effort. En trail, l’estimation reste une fourchette de ± 8 %, car le terrain pèse lourd. C’est un repère pour régler le plan, pas une promesse.
Et après la course ?
Ton plan continue trois semaines. Après plus de 6 h d’effort, la première se passe sans course, en marche ou à vélo. Aucune séance dure n’apparaît pendant ces trois semaines.

D’où viennent les chiffres de cette page

Chaque chiffre avancé ici renvoie à l’article d’origine. Quand une question n’a pas de réponse établie, la page le dit au lieu d’inventer un nombre.

  1. Videbæk S, Bueno AM, Nielsen RO, Rasmussen S (2015), Sports Medicine 45(7):1017-1026. doi:10.1007/s40279-015-0333-8
  2. Minetti AE, Moia C, Roi GS, Susta D, Ferretti G (2002), Journal of Applied Physiology 93(3):1039-1046. doi:10.1152/japplphysiol.01177.2001
  3. Vernillo G, Giandolini M, Edwards WB, Morin JB, Samozino P, Horvais N, Millet GY (2017), Sports Medicine 47(4):615-629. doi:10.1007/s40279-016-0605-y
  4. Giovanelli N, Sulli M, Kram R, Lazzer S (2019), European Journal of Applied Physiology 119(7):1557-1563. doi:10.1007/s00421-019-04145-2
  5. Seiler S (2010), International Journal of Sports Physiology and Performance 5(3):276-291. doi:10.1123/ijspp.5.3.276

Ta course est dans ton agenda. Ton plan devrait l’être aussi.

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